mercredi 24 septembre 2008

seul à seul

24 septembre

Je n'ai pas posté d'article hier, parce que j'ai du gérer un truc important. Ma soeur est morte hier. Je l'ai retrouvé en revenant de l'école, elle s'était taillé les veines dans la salle de bain. Pourquoi à t'elle fait ça...pourquoi. Plus le temps passe, et plus je me retrouve seul. Que vais-je faire maintenant? J'ai été pris en charge par les services sociaux, et j'ai eu un entretient avec une psychiatre. Je peux me rappeler facilement de l'entretient.

La psy: Présente toi.
Moi: Pourquoi? vous savez qui je suis.
La psy: ça va t'aider à te laisser aller, pour pouvoir te confier plus facilement à moi par la suite.
Moi: Je m'appelle François Dehan, j'ai 19 ans, et ma soeur est morte. Ca vous va?
La psy: Nous allons justement travailler ensemble afin de canaliser ta haine. Nous reviendrons sur la mort de ta soeur plus tard. Recommences, parles de toi.

Moi: Je m'appelle François Dehan, j'ai 19 ans, et je suis un menteur.
La psy: que veux tu dire par là? A qui mens tu?
Moi: Aux personnes qui lisent mon blog.
La psy: Que racontes tu sur ton blog?
Moi: à la base je ne raconte rien, je me sers du blog comme plateforme pour poster mes photos. Mais depuis un mois, j'ai commencé à poster tout les jours des mensonges.

La psy: pourquoi?
Moi: Je voulais expérimenter une nouvelle méthode de narration. Pour obtenir la confiance de mes lecteurs, j'ai tout d'abord posté des articles sérieux. Puis quelques articles humouristique. Cela marchait par phase, celle que je viens de cité était la phase d'introduction.
La psy; Qu'elle était la suivante?
Moi: La phase de mise en confiance, je racontais mes journées, mon quotidiens, pour que le lecteur se sente proche de moi, où qu'il ai au moins l'impression de me connaitre, que je ne faisais rien sans lui dire avant. Pour enfin introduire tout doucement une histoire d'épouvante.
La psy: Tu as dis que tu "voulais" expérimenter, tu n'es pas arrivé à tes fins?
Moi: Non, l'idée m'est venue un peu trop tard, avec la rentrée, ça ne pouvait pas rester crédible, cela impliquait le fait de devoir mentir à mes proches si ils me posaient des questions. Alors j'ai vite baclé l'affaire, et c'est ce qui fait que je vous parle maintenant.

La psy: Malgré le fait de ne pas avoir pu achever cette expérimentation, es tu satisfais?
Moi: J'ai vu que ça pouvait marcher, ça me suffit. Puis c'était marrant de raconter n'importe quoi.
La psy: N'as tu pas l'impression d'avoir tromper tes lecteurs?
Moi: d'une part oui, et cela me procure beaucoup de plaisir, d'une part non, en venant sur mon blog, il ne faut pas s'attendre à trouver autre chose que de la fiction.